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Ceux qui n’hériteront pas du Royaume de Dieu dans le Nouveau Testament

Avant de se pencher sur divers chemins de mort cités dans le Nouveau Testament, rappelons que le Christ est venu non pas pour juger le monde mais pour le sauver. Il a pris tous les péchés des hommes des temps passés et avenirs sur la croix pour tous nous racheter et nous réconcilier avec le Père des Cieux. Aucun homme sur terre ne peut se dire qu'il est exclu du pardon de Dieu tant ses péchés seraient énormes, non, la somme des péchés est déterminée, la miséricorde du Seigneur est Infinie. A tout péché miséricorde. Citons pour exemple Sainte Marie Madeleine, connue pour être une 'pécheresse publique' avant sa rencontre avec le Christ. Par la suite elle s'est vraiment convertie, elle a été renouvelée intérieurement et est devenue une grande sainte. On peut citer également Saint Augustin, Saint Ignace de Loyola ou encore le Bienheureux Charles de Foucault tous trois convertis au christianisme après bien des turpitudes. Tous nous sommes plus ou moins avancés sur ce chemin de sainteté dans la mesure où nous correspondons aux mouvements intérieurs de l'Esprit qui nous parle au fond du cœur lorsque nous prions assidûment et avec foi.

Épître de Saint Paul au Romains; chapitre 5, v20 :
Or, la loi est intervenue pour que l'offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé

Dans l’Évangile selon Saint Matthieu au chapitre 7 v13,  le Christ nous dit :
Entrez par la porte étroite, car large est la porte et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux sont ceux qui y entrent. Combien étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la vie ! et il y en a peu qui le trouvent.

 Tournons-nous vers Lui et la Mère de Dieu, tous deux avocats des pécheurs, demandons la grâce de persévérer sur notre chemin de sainteté, ne nous laissons pas entrainer dans les fleuves du péché du monde surtout en s'y obstinant car c'est à ce moment là où le chemin devient voie de perdition. Renouvelons souvent les promesses de notre baptême, fréquentons souvent le sacrement de la miséricorde (la confession) où l'âme est lavée dans le Sang du Christ et rendue plus blanche que neige (à condition qu'il y ait contrition ou regret sincère).

Confiance dans la Miséricorde de Dieu

Dieu nous pardonne pour les plaies de Jésus


La Miséricorde est au centre des actions de Jésus


La Miséricorde apporte la Paix !


Jésus est un bon avocat de la défense


Seul Jésus peut nous libérer des tombes du péché


Ne perdons pas le sens du péché



Quelques textes à méditer dans Le Nouveau Testament… sur les chemins d'égarements et de mort
Le Jugement Dernier par Hans Memling

Jésus Christ
Évangile selon Saint Marc, chapitre 9
Quiconque reçoit en mon nom un de ces petits enfants me reçoit moi-même; et quiconque me reçoit, reçoit non pas moi, mais celui qui m'a envoyé. [38] Jean lui dit: Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en ton nom; et nous l'en avons empêché, parce qu'il ne nous suit pas. [39] Ne l'en empêchez pas, répondit Jésus, car il n'est personne qui, faisant un miracle en mon nom, puisse aussitôt après parler mal de moi. [40] Qui n'est pas contre nous est pour nous. [41] Et quiconque vous donnera à boire un verre d'eau en mon nom, parce que vous appartenez à Christ, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense. 

[42] Mais, si quelqu'un scandalisait un de ces petits qui croient, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui mît au cou une grosse meule de moulin, et qu'on le jetât dans la mer. [43] Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la; mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie, [44] que d'avoir les deux mains et d'aller dans la géhenne (en enfer), dans le feu qui ne s'éteint point. [45] Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le; mieux vaut pour toi entrer boiteux dans la vie, [46] que d'avoir les deux pieds et d'être jeté dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint point. [47] Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le; mieux vaut pour toi entrer dans le royaume de Dieu n'ayant qu'un œil, que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans la géhenne, [48] où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point. [49] Car tout homme sera salé de feu. [50] Le sel est une bonne chose; mais si le sel devient sans saveur, avec quoi l'assaisonnerez-vous? [51] Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres.



Nous avons tout au long des différents passages de la parole de Dieu que nous allons voir un avertissement solennel, tous ces passages se situent dans le Nouveau Testament. Il n’y a ici aucune fatalité incontournable ou définitive, il est toujours possible à un croyant se trouvant dans une ou plusieurs de ces situations de s'en remettre à Dieu, de se repentir de ces choses et de marcher en nouveauté de vie avec l’aide du Saint Esprit pour que de tels avertissements ne le concernent plus. Certains penseront peut-être, « mais il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ », je suis entièrement d’accord puisque c’est la parole de Dieu elle-même qui le déclare (Romains 8.1). Un « croyant » pratiquant de telles choses peut-il raisonnablement se déclarer en Christ ? Je ne le pense pas et même s’il se déclare dans une telle position il s’abuse lui-même.

Voici ce que déclare la parole de Dieu :

Galates 5.7-10 Et ne vous faites pas d’illusions sur ce point : Dieu ne se laisse pas traiter avec mépris. Il ne permet pas qu’on se moque de lui. On récolte toujours ce qu’on a semé.

8 Celui qui sème dans le domaine de sa vie terrestre moissonnera aussi sur ce terrain : mais, dans sa récolte, il trouvera le déclin et la mort  spirituelle ; car tout ici-bas, est voué à la corruption. Par contre, celui qui sème dans le champ de l’Esprit moissonnera, de l’Esprit, la vie éternelle. 9 Ayant entrepris de faire le bien, ne nous laissons donc pas gagner par la fatigue ou le découragement. Si nous ne relâchons pas nos efforts, nous récolterons, au moment opportun, les fruits de notre persévérance. 10 Maintenant encore, le temps est favorable. Tant que nous en avons l’occasion, faisons donc du bien à tout le monde, mais en premier lieu –– et surtout –– à ceux qui appartiennent à la famille de Dieu, c'est-à-dire aux croyants.

Nous voyons pour ceux qui ne le sauraient pas encore que l’on n’abuse pas Dieu, on peut abuser les hommes, s’abuser soi-même, mais pas Dieu, ne prenons pas cela à la légère, notre éternité est en jeu.

1 Corinthiens 6:9-10 :
Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, 10 ni les efféminés, ni les infâmes (sodomites), ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu.

Voyons rapidement la signification des différents adjectifs ou noms cités dans ces deux versets :

Nous ne pourrons pas développer en détail chaque mot, que le Saint Esprit parle au cœur de ce pour qui s’applique l’un ou plusieurs de ces mots.

Les injustes :
adikos (ad'-ee-kos)
1) descriptif de celui qui viole ou a violé la justice
1a) injuste, méchant
1b) pécheur, coupable
1c) celui qui agit frauduleusement avec les autres, trompeur

Les impudiques, fornicateurs, débauchés :
pornos (por'-nos)
1) un homme qui prostitue son corps et le loue à la convoitise d'un autre
2) un prostitué
3) homme qui se complaît dans la relation sexuelle illicite, un homme qui fornique.

Qu'est-ce que la fornication ?
C’est synonyme de débauche ; un chrétien ne peut pas vivre dans la débauche.

La fornication, 1ère Epitre de Saint Paul aux Corinthiens 6:9-20 :
12 "Tout m'est permis"; mais tout n'est pas profitable. "Tout m'est permis"; mais je ne me laisserai, moi, dominer par rien. 13 Les aliments sont pour le ventre et le ventre pour les aliments, et Dieu détruira ceux-ci comme celui-là. Mais le corps n'est pas pour la fornication; il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. 14 Et Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera, nous aussi, par sa puissance. 15 Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ? Et j'irais prendre les membres du Christ pour en faire des membres de prostituée! Jamais de la vie! 16 Ou bien ne savez-vous pas que celui qui s'unit à la prostituée n'est avec elle qu'un seul corps? Car il est dit: Les deux ne seront qu'une seule chair. 17 Celui qui s'unit au Seigneur, au contraire, n'est avec lui qu'un seul esprit. 18 Fuyez la fornication! Tout péché que l'homme peut commettre est extérieur à son corps; celui qui fornique, lui, pèche contre son propre corps. 19 Ou bien ne savez-vous pas que votre corps est un temple du Saint Esprit, qui est en vous et que vous tenez de Dieu? Et que vous ne vous appartenez pas? 20 Vous avez été bel et bien achetés! Glorifiez donc Dieu dans votre corps.

II. Divers problèmes moraux :

1. Mariage et virginité
Chapitre 7. 1 J'en viens maintenant à ce que vous m'avez écrit. Il est bon pour l'homme de s'abstenir de la femme. 2 Toutefois, à cause des débauches, que chaque homme ait sa femme et chaque femme son mari. 3 Que le mari s'acquitte de son devoir envers sa femme, et pareillement la femme envers son mari. 4 La femme ne dispose pas de son corps, mais le mari. Pareillement, le mari ne dispose pas de son corps, mais la femme. 5 Ne vous refusez pas l'un à l'autre, si ce n'est d'un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière; et de nouveau soyez ensemble, de peur que Satan ne profite, pour vous tenter, de votre incontinence. 6 Ce que je dis là est une concession, non un ordre […]
  
Voici ce qu’en dit le dictionnaire biblique Emmaüs :
Le mot débauche traduit toute une série de dérèglements surtout sur le plan sexuel, exprimé en hébreu par zanah et en grec par une variété de termes avec les nuances suivantes, sans qu’il soit toujours possible de délimiter exactement l’aire sémantique de chacun d’eux:

porneia est le terme général englobant ce que l’on traduit généralement par impudicité ou impureté, mais aussi la fornication (relation sexuelle entre personnes non mariées, l’objet de ce couple étant uniquement la recherche de plaisir et sa satisfaction), l’infidélité conjugale et la prostitution.

aselgeia: dévergondage, orgie, débauche

akatharsia: impureté


Luc 15:13; Éphésiens 5:18 :
asôtia: inconduite, corruption

2 Timothée 3:3 :
akrasia: intempérance, incontinence

truphê: volupté
malakos: dépravé
kraipalê: débauche, crapulerie

Romains 13:13 :
koitai: "lits," luxure,

Romains 1:26-27; 1 Corinthiens 6:9; 1 Timothée 1:10 :
arsenokotai: pédérastes actifs, homosexuels

1 Thessaloniciens 5:14; 2 Thessaloniciens 3:6, 7, 11 :
ataktos: qui vit dans le dérèglement

2 Timothée 3:4 :
philedonoi: "amis des plaisirs"


La débauche est le résultat d’un manque de maîtrise de soi et de discipline. C’est une vie dissipée. Dans Jude 7, le mot débauche est exprimé en grec par une expression très forte s’appliquant à la prostitution.

La débauche est une idolâtrie, car elle place la jouissance sensuelle au-dessus de Dieu. Apocalypse 14:8; 17:2; 18:3

Elle a sa source dans la convoitise de la chair et représente une révolte contre Dieu, qui a créé notre corps pour sa gloire. Les croyants doivent se garder de  retourner dans la débauche du passé et, dans l’Église, les anciens doivent se  préserver de la débauche. Tite 1:6-7 ; 2 Pierre 2:18

Les idolâtres :
eidololatres (i-do-lol-at'-race) eidwlolatrhv
1) l'adorateur de faux dieux, l'idolâtre
1a) pour tout participant, même chrétien, à toute adoration païenne en participant à des fêtes sacrificielles et en mangeant des morceaux des viandes sacrifiées

2) un homme cupide, idolâtre de Mammon
En tant que croyant nous ne devons avoir aucune idole, aucune chose qui dans notre vie prend la place de Dieu. L’idolâtrie peut se décliner sous de nombreuses formes, l’argent, les biens matériels, la famille, le travail, un obi, le sport, … en règle générale tout ce qui peut faire passer Dieu au second plan dans notre vie cela arrive même avec le service pour Dieu quand la personne agit pour elle-même (recherche de notoriété, pouvoir, admiration de la part des autres, vanités et orgueil en tout genre). Celui qui doit avoir la première place dans notre vie, dans nos choix, dans nos priorités c’est Christ.


Les adultères :
moichos (moy-khos') moicov
1) un adultère
2) métaph. celui qui est infidèle envers Dieu, un impie.

De nombreuses situations sont considérées par Dieu comme un adultère, il serait trop long ici de développer en détail toutes ces situations. En règle générale l’adultère et l’action de prendre une autre femme ou un autre homme que celui avec lequel nous sommes déjà unis et dans la mesure ou celui-ci est encore vivant, qu’il y ai eu divorce, séparation ou autre la bible est suffisamment claire sur ce sujet.

L’adultère peut aussi être accompli en pensée (Matthieu 5.28). Concernant l’adultère je vous invite à vous rapprocher de l’enseignement de Christ ou de  l’Apôtre Paul à ce sujet. Il y a aussi l’adultère spirituel, n’oublions pas que le croyant fait partie de l’église de Christ qui est sa fiancée et la future épouse de Christ.

Jacques 4:4 Adultères que vous êtes ! ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu.

Les efféminés et les infâmes :
Efféminé : malakos (mal-ak-os') malakov
1) mou, tendre
2) précieux, doux au toucher
3) métaph. dans un mauvais sens
2a) efféminé
2a1) d'un garçon ayant des relations homosexuelles passives avec un homme
2a3) d'un homme qui soumet son corps à de l'impudicité hors nature
2a4) d'un prostitué mâle

Infâme : arsenokoites (ar-sen-ok-oy'-tace) arsenokoithv
Celui qui se lie à un homme comme il l'aurait fait avec une femme, celui qui sodomise, homosexuel, pédéraste.

Tout ce qui concerne donc l’homosexualité masculine ou féminine, il est donc clair que Dieu ne peut en aucune sorte cautionner ou même tolérer les pratiques homosexuelles et du même coup le mariage homosexuel.

Il n’est pas question ici d’intolérance, mais de conviction fondée sur la parole de Dieu, et aucun croyant se déclarant enfant de Dieu ne peut accepter une telle pratique et se compromettre. Dieu aime et attend le retour de l’homme ou de la femme égaré, il désire le sauver et l’aider à changer de vie et à abandonner définitivement de telles pratiques dégradantes et contre nature.

Les voleurs et les ravisseurs :
Les voleurs : kleptes (klep'-tace) klepthv
1) celui qui détourne, un chapardeur
1a) le nom est transmis aux faux enseignants, qui n'ont pas soin d'instruire, mais abusent de
la confiance pour leur propre gain.
1) voler, dérober
1a) commettre un vol
1b) emporté par un voleur, pris à la dérobée.

Les ravisseurs : harpax (har'-pax) arpax
1) rapace, vorace
2) un voleur, un ravisseur, un qui extorque, brigand
S’emparer, enlever, ravir, arracher;
1) saisir, enlever de force, saisir à la hâte, s'emparer vivement de, ravir
2) réclamer ardemment pour soi-même
3) arracher

Les cupides :
pleonektes (pleh-on-ek'-tace) pleonekthv
1) celui qui veut ardemment avoir plus, surtout ce qui appartient aux autres
2) avide de gain, avaricieux, cupide

Les ivrognes :
methusos (meth'-oo-sos) meyusov
1) celui qui est ivre, qui s'est enivré
ivrogne, s'enivrer, s'être enivré, ivre;
1) être ivre
2) métaph. de celui qui a versé le sang ou a assassiné à profusion

Les outrageux et les moqueurs:
loidoros (loy'-dor-os) loidorov
1) un railleur, celui qui insulte
1) un moqueur, un railleur
1) se jouer de, traiter en bagatelle
1a) se moquer de, bafouer
1b) tromper, décevoir

Nous avons ici une liste de conditions morales qui sont autant d’obstacles à l’entrée dans le royaume de Dieu.

Voici encore d’autres passages :

Galates 5:19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution.

Galates 5:21 l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu.

Éphésiens 5:3 Que l’impudicité, qu’aucune espèce d’impureté, et que la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, ainsi qu’il convient à des saints.

Éphésiens 5:5 Car, sachez–le bien, aucun débauché, impur ou cupide, c'est-à-dire idolâtre, n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu.

Hébreux 13:4 Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères.

Colossiens 3:5 Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité,
l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie.

1 Timothée 6:10 Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.

1 Timothée 6:17 Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions.

Apocalypse 21:8 Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.

Apocalypse 22:15 Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques (homme ou femme qui se complait dans une relation illicite), les meurtriers, les idolâtres (de l’argent), et quiconque aime et pratique le mensonge!

Matthieu 7:21 Quiconque me dit : Seigneur, Seigneur ! n’entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

Matthieu 18:3 En vérité je vous le dis, si vous ne vous convertissez et si vous ne
devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des
cieux.

Jean 3:5 Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

D’autres textes vont encore dans ce sens, soyons donc vigilants, l’acquisition du salut est par grâce au travers du sacrifice parfait de Christ et non par les œuvres, nous sommes d’accords, mais la conversion, la repentance et la sanctification pour nous maintenir dans ce merveilleux salut sont notre part et restent sous notre responsabilité.

2 Pierre 1:10 C’est pourquoi frères, efforcez-vous d’autant plus d’affermir votre vocation et votre élection : en le faisant, vous ne broncherez jamais.

Le meilleur moyen donc de ne pas se retrouver dans une des conditions que nous avons vu plus haut c’est de chaque jour avoir cette communion, cette relation, cette intimité avec Dieu, de puiser en lui les forces nécessaires à notre marche en conformité avec la parole de Dieu.

Nous devons nous appliquer à travailler et à entretenir notre salut (Philippiens 2.12), à préserver ce don de grâce accordé par Christ, cela avec l’aide du Saint Esprit de Dieu, comment ? En puisant chaque jour dans notre communion avec lui les forces nécessaires pour tenir ferme jusqu’au bout.

Dans ces derniers temps il est et il sera de plus en plus difficile de se maintenir dans une véritable foi, les tentations sont de plus en plus grandes, les possibilités de nous laissé séduire, détourné et distraire de la véritable foi sont de plus en plus nombreuses, l’Esprit de l’Anti-Christ s’installe lentement mais surement. L’esprit du monde rentre lentement et pernicieusement dans l’église avec toutes ses dérives, ses compromis et sa permissivité, nous devons rester vigilants en gardant une foi saine, ferme et sans compromis, basée sur la parole Dieu.

Il est aujourd’hui non pas difficile mais impossible pour un croyant de garder la foi et une vie conforme à la parole de Dieu si sa communion avec Dieu n’est pas bonne et quotidienne.

Et cette difficulté ne faire que s’accroître plus nous allons nous rapprocher de
l’avènement de Christ.

N’oublions pas ce passage :
Luc 18:8 Moi je vous dis qu’il défendra leur droit promptement. Seulement, lorsque le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre ?

La décadence et le refroidissement spirituel ne sont pas des choses qui se produisent du jour au lendemain, c’est un processus lent, sournois, mais qui ronge inévitablement la foi déclinante du croyant.

Dieu soit loué le Seigneur dans sa grâce nous avertit, nous reprend, utilise parfois des moyens douloureux pour nous ramener à la raison, il nous tend la main et si nous acceptons de la saisir, il nous relève, nous renouvelle et nous fortifie dans sa grâce.

Psaumes 37.23-24 L’Éternel affermit les pas de l’homme, Et il prend plaisir à sa voie ;  s’il tombe, il n’est pas terrassé, Car l’Éternel lui prend la main.

Psaumes 34:19 (34–20) Le malheur atteint souvent le juste, mais l’Éternel l’en délivre toujours.

Voici une promesse qui doit nous donner une assurance à toute épreuve si nous désirons sincèrement suivre Christ jusqu’au bout, je prie le Seigneur que le St Esprit nous rappel toujours de telles promesses sur lesquels doivent s’appuyer notre foi.

Que chacun donc fasse objectivement l’analyse de sa propre vie, à la lumière de la parole de Dieu et du St Esprit et que chacun opère en lui les réformes nécessaires, que chacun se repente de ce que le St Esprit aura révélé à son cœur.

Gardons-nous ensuite de tout danger de basculer dans une de ces conditions, prions chaque jour le Seigneur de nous garder vigilants.

Aucun des péchés que nous avons vu n’est impardonnable, ce n’est pas un péché contre le Saint Esprit. Voici deux passages qui doivent amener ceux qui se trouveraient dans une telle situation à ne pas hésiter à se tourner vers Dieu au plus vite.

1 Jean 1:9 Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner  nos péchés et nous purifier de toute injustice.

Actes 3:19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur.

Gardons aussi précieusement ce conseil de Christ :

Matthieu 26:41 Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible.


Prières :

1. Venez, Esprit-Saint, en nos cœurs

Venez, Esprit-Saint, en nos cœurs,
et envoyez du haut du ciel
un rayon de votre lumière.

Venez en nous, père des pauvres.
Venez, dispensateur des dons.
Venez, lumière en nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos;
dans la fièvre, la fraîcheur;
dans les pleurs, le réconfort.

O Lumière bienheureuse,
Venez remplir jusqu'à l'intime
le cœur de tous vos fidèles.

Sans votre puissance divine,
il n'est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lavez ce qui est souillé,
baignez ce qui est aride,
guérissez ce qui est blessé.

Assouplissez ce qui est raide,
réchauffez ce qui est froid,
rendez droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en vous se confient,
donnez vos sept dons sacrés.

Donnez mérite et vertu,
donnez le salut final,
donnez la joie éternelle. Amen.

Gloire à Dieu le Père, gloire au Fils qui est ressuscité des morts, gloire au Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
V. Envoyez votre Esprit, et nous aurons une création nouvelle.
R. Et vous renouvellerez la face de la terre.

O Dieu, qui avez instruit le cœur des fidèles en répandant sur eux la lumière du Saint Esprit ! Donnez-nous par ce même Esprit la connaissance et l’amour de la justice, et faites qu’il nous remplisse toujours de ses divines consolations. Par notre Seigneur Jésus Christ. Ainsi soit-il.
                                  

2. Venez Esprit Créateur  (Veni Creator)

Venez, Esprit Créateur,
visitez l'âme de vos fidèles,
emplissez de la grâce d'en-haut
les cœurs que vous avez créés.

Vous qu'on appelle conseiller,
don du Dieu très haut,
source vive, feu, amour,
onction divine.

Vous l'Esprit aux sept dons,
le doigt de la main du Père,
l'Esprit de vérité promis par le Père,
c'est vous qui inspirez nos paroles.

Allumez en nous votre flamme,
emplissez d'amour nos cœurs,
affermissez toujours de votre force,
la faiblesse de nos corps.

Repoussez l'adversaire au loin,
donnez-nous votre paix sans retard,
pour que sous votre conduite et votre conseil,
nous évitions tout mal et toute erreur.

Faites-nous connaître le Père,
révélez nous le Fils,
et vous, leur commun Esprit,
faites nous toujours croire en vous.

Gloire, soit à Dieu le Père,
au Fils ressuscité des morts,
et à l'Esprit Saint consolateur
maintenant et toujours et dans tous les siècles.

Gloire, adoration, bénédiction et amour à vous, éternel divin Esprit, qui nous avez amenés sur la terre le Sauveur de nos âmes. Et gloire et honneur à son très adorable cœur, qui nous aime d’un amour infini !

O Saint Esprit, âme de mon âme, je vous adore : éclairez-moi, guidez-moi, fortifiez-moi, consolez-moi, enseignez-moi ce que je dois faire, donnez-moi vos ordres. Je vous promets de me soumettre à tout ce que vous désirez de moi et d’accepter tout ce que vous permettrez qu’il m’arrive : faites-moi seulement connaître votre volonté.

Cette soumission au Saint-Esprit est le secret de la sainteté (Cardinal Mercier) :
Venez, Saint-Esprit, venez Puissance Divine d’Amour, venez et remplissez mon pauvre cœur : purifiez-le, sanctifiez-le, rendez-le tout à vous.

Homosexualité et théorie du gender

La théorie du gender et l'homosexualité

En cette période troublée où l'on veut nous faire acroire à un mariage de personnes de même sexe, voici un entretien portant sur la question du genre.


Le mariage pour tous, une loi impopulaire et délétère :         
Le gender, une norme mondiale?

Le Gender pour tous et les droits des parents, l'idéologie récupérée par le PS en violation des droits inaliénables de l'Homme écrits dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme :

La théorie du genre et l'origine de l'homosexualité
Mgr Tony Anatrella, prêtre psychanalyste :

L'idéologie du gender, un combat "Apocalyptique", la théorie du gender est-elle une idéologie ? :

Les références à l’homosexualité dans la Bible et la position de l’Eglise :
Le programme ABCD de l'égalité de l'éducation nationale française
Décryptage



L'homosexualité chez les Pères de l'Église

La condamnation de l'homosexualité est très souvent liée, chez les Pères de l'Église, à l'épisode biblique de la destruction de Sodome et Gomorrhe, villes qui symbolisent les désirs pervers les plus peccamineux.

Quintus Septimus Florens Tertullianus, dit Tertullien (150/160-230/260) était un écrivain théologien latin, l'un des Pères latins de l'Église catholique romaine, passé au mouvement chrétien montaniste à la fin de son existence. Selon lui, les passions qui conduisent aux actes homosexuels ne sont pas seulement des péchés, c'est-à-dire des actes volontaires et délibérés contredisant la loi divine, mais des caractéristiques qui n'appartiennent pas à la nature humaine et par conséquent excluent de toute communauté ecclésiale.

Aurelius Ambrosius, dit Ambroise de Milan (340-397), était évêque de Milan et l'un des Pères latins de l'Église catholique romaine. Il juge de la légitimité des actes homosexuels en se référant à l'épisode de Sodome et de Gomorrhe. Cela lui permet d'établir une hiérarchie des actes déshonorants : le viol des filles de Loth est moins grave que le viol de ses hôtes masculins, car le premier appartient encore à l'ordre de la nature.

Jean Chrysostome ou Jean à la bouche d'or (344/349-407) fut patriarche de Constantinople et l'un des Pères grecs des Églises catholique romaine, byzantine orthodoxe et orientales. La sodomie est selon lui un acte infâme qui fait souffrir l'âme plus que le corps, qui fait sortir l'homme de sa nature humaine et le place, dans la hiérarchie des êtres, en dessous des animaux sans intelligences (les brutes). C'est enfin une promesse d'enfer à l'image de celui suscité par la punition de Sodome et de Gomorrhe. Son origine est la recherche du plaisir et l'oubli de la crainte de Dieu.


Augustin d'Hippone, Cathédrale du Latran, Rome, VIe siècle

Aurelius Augustinus, dit Augustin d'Hippone (354-430), fut évêque d'Hippone, Annaba, dans l'actuelle Algérie et l'un des principaux Pères latins de l'Église catholique romaine. Selon lui, le fait que Dieu ait puni Sodome par une pluie de feu montre à quel point les actes homosexuels tombent sous le jugement condamnatoire de Dieu. Ces actes violent la nature humaine créée par Dieu et rompent l'alliance entre Lui et l'humanité. Ce sont des actes condamnables en eux-mêmes, quand bien même ils seraient pratiqués universellement. D'ailleurs Loth a préféré souiller des corps féminins plutôt que celui de ses hôtes masculins.

Grégoire Ier, dit le Grand (540-604) fut le 64e pape, docteur et l'un des Pères latins de l'Église catholique romaine. Selon lui, la punition de Sodome par le soufre et le feu montre par analogie la puanteur et la souillure de la chair et de ses désirs pervers.


L'homosexualité chez les Docteurs et théologiens de l'Église latine

Pierre Damien (v. 1007-1072) fut tout d'abord conduit par sa vocation d'ermite au monastère camaldule de Fonte Villana, duquel il devint prieur. En 1058, il fut créé cardinal-évêque d'Ostie. Il rédigea, en 1051, le Liber Gomorrhianus (« Livre de Gomorrhe » à l'adresse du pape catholique romain Léon IX), ouvrage dans lequel il dénonce les vices du clergé et en particulier les pratiques homosexuelles de certains de ses membres. En 1823, le pape Léon XII le déclara docteur de l'Église. Selon Pierre Damien, les pratiques homosexuelles offensent la nature humaine, la droite raison, la présence de l'Esprit Saint dans l'âme et témoignent d'une possession diabolique. Elles constituent le pire de tous les vices. Ces pratiques ouvrent les portes de l'enfer. Elles poussent à la révolte contre Dieu, séparent des anges, éloignent de la vertu et rongent l'âme en secret. Elles obligent à vivre dans l'hypocrisie et font perdre la dignité humaine.

Le livre de Gomorrhe

Alain de Lille (vers 1120-1202) était un philosophe et théologien scolastique, surnommé le Doctor Universalis. Ayant passé de nombreuses années en Angleterre (1148-1189), il exerça, ensuite, son enseignement théologique à Paris, puis dans le sud de la France, à Montpellier. Il devint moine cistercien à Cîteaux et fut envoyé comme missionnaire auprès des Albigeois. Avant 1148, Alain de Lille était parti pour l'Angleterre, dans l'entourage de l'archévêque de Canterbury. Il fut frappé, en 1168 et sous prétexte de sodomie, d'une peine de relégation à Wearmouth. C'est là qu'il rédigea, de 1168 à 1172, son ouvrage intitulé Liber de Planctu Naturæ (ou Enchiridion de natura rerum ou Tractatus contra Sodomiae vitium), « Le livre de la plainte de la Nature », dans lequel il dresse le long portrait et expose les longs discours métaphysiques et moraux de Natura, la Nature. Il associe les fonctions cosmiques et les fonctions morales de cette dernière et mène de l'une à l'autre en évoquant les choses de l'amour. Natura, instituée vicaire de Dieu, suscite la vie et ordonne le domaine de l'amour, de la procréation et de la permanence des espèces, par le moyen de ses lois qui sont, concomitamment, les lois divines. Or Vénus, proclamée subvicaire de la Nature, a trahi le plan divin, passant de son union légitime avec Hyménée (le mariage) aux bras de son amant Antigamus (l'anti-mariage). Natura se révolte particulièrement contre l'amour qui s'oppose à elle, l'homosexualité, car Vénus fait périr « la multitude naufragée des hommes », en faisant « d’eux des elles », en dévirilisant les hommes: « Le sexe de genre actif se fait honte et horreur de tomber ainsi dans le genre passif ». L'homosexualité « hermaphrodite » perd les hommes en leur faisant jouer le rôle des deux sexes. La beauté féminine est méprisée, privée de tout fruit.


Thomas d'Aquin, vitrail

Pierre le Chantre (vers 1130 - 1197) était un théologien scolastique, professeur de théologie de l'école-cathédrale de Paris (avant 1173), grand-chantre (præcantor) de la cathédrale de Paris en 1183. Il faillit devenir évêque de Tournai en 1191 et aurait décliné les hautes fonctions d'évêque de Paris en 1196. En 1197, il fut nommé doyen du chapitre de la cathédrale de Reims. Il mourut sur la route qui le menait à la ville champenoise, dans le monastère cistercien de Longpont, à Soissons dont il prit l'habit juste avant son trépas. Dans son Verbum Abbreviatum seu Summa de Vitiis et Virtutibu (« Verbe abrégé ou Somme des vices et des vertus »), il consacre un paragraphe entier au « vice sodomitique ». Pierre Le Chantre l'associe à l'homicide. Il considère que ces deux péchés sont équivalents (paribus) et les deux plus grands (maximis); ce sont ceux dont « la clameur monta de la terre vers le Seigneur ». « Les homicides et les sodomites détruisent et font périr [les hommes], comme [le font] des ennemis et [sont] des adversaires spéciaux de Dieu et du genre humain », car Dieu a commandé à Adam et Ève de croître et de se multiplier. À cause de cela, Dieu qui par patience et bonté, diffère la punition des autres péchés, n'attend pas la pénitence des sodomites mais il les punit dès ce monde en envoyant un feu du ciel qui les consomme tous par la flamme de la géhenne. Cette interprétation fut souvent reprise, jusqu'aux xive et xve siècles, notamment dans les législations urbaines et princières.

Thomas d'Aquin (1224/1225-1274) était un religieux philosophe et théologien scolastique appartenant à l'ordre mendiant des Dominicains. Il fut canonisé en 1323, reconnu docteur de l'Église catholique romaine en 1567 et surnommé le Doctor Angelicus. Le pape Léon XIII le déclara « Docteur commun » de l'Église catholique romaine en 1880, ainsi que le patron des universités, écoles et académies catholiques romaines. Pour Thomas d'Aquin, la sodomie est une faute mortelle contre la nature. Or un péché mortel « entraîne la perte de la charité et la privation de la grâce sanctifiante, c’est-à-dire de l’état de grâce. S’il n’est pas racheté par le repentir et le pardon de Dieu, il cause l’exclusion du Royaume du Christ et la mort éternelle de l’enfer, (...). C'est le plus grave des péchés dans le genre de la luxure qui « concerne, par définition, ce qui viole l'ordre et la mesure de la raison dans le domaine sexuel. Offensant la nature, il constitue une grave injure contre Dieu, son ordonnateur. La sodomie est un péché plus grave que le péché de bestialité. En effet, il détourne l'homme du but que Dieu a attribué à l'union sexuelle et qui est la procréation.

L'homosexualité chez Hildegarde de Bingen

Hildegarde de Bingen (1098-1179) était une religieuse bénédictine de la région rhénane allemande, abbesse de l'abbaye de Disibodenberg en 1136, fondatrice de l'abbaye de Rupertsberg en 1147et de celle de Eibingen en 1165. Elle disait recevoir des visions depuis l'enfance, visions qu'elle consigna dans son Scivias (du latin Sci vias Dei : « sache les voies de Dieu »), achevé en 1151 ou1152. On compte également parmi ses œuvres le Liber vitæ meritorum ou Livre des mérites de la vie (1158-1163) et le Liber divinorum operum ou Livre des œuvres divines (1163-1174). Selon Hildegarde, le fait pour un homme d'adopter la douceur féminine et de se comporter comme une femme avec un autre homme ou celui, pour une femme, de copier la fonction virile en s'unissant avec une autre femme, les rend, aux yeux de Dieu « salis, noirs et luxurieux; horribles, désagréables ». Il s'agit d'une altération des natures virile et féminine voulues par Dieu et remettant en cause « la droite institution du mari et de la femme ». Ce qui constitue ce « crime outrageant », c'est le comportement visant à se « transporter dans un sexe étranger. Selon la sainte catholique, cette ignominie est l'œuvre de Satan, l'antique serpent, qui a pour objectif la disparition de la race des hommes qu'Hildegarde nomme « la procession des fils des hommes ». Cette «situation où les hommes s'enflamment pour des hommes, faisant des choses ignominieuses » est le plus grand des blasphèmes, car la conformation humaine dont l'auteur est Dieu est totalement déstructurée « lorsque l'usage naturel des femmes a été abandonné ». C'est pourquoi le « péché de transformation en son contraire (contrario peccato) » constitue « la transgression des hommes la plus impure » et est assimilable à « tous les vices réunis ». « L'usage contre-nature, que ce soit auprès des hommes ou auprès des femmes », déprécie donc « la droite nature de l'homme ». « Péché honteux et pervers », il établit la puissance du diable dans les cœurs, lui dont la « haine originelle » qu'il « portait à la fécondité de la femme » l'a conduit à « faire qu'elle ne produisît plus de fruit. C'est pour cela qu'il est très content, lorsque les hommes mènent leurs rapports sexuels d'une manière contre-nature».




lundi

L'évêque, pour défendre le peuple de Dieu contre les loups

L'évêque, pour défendre le peuple de Dieu contre les loups
Ordination épiscopale conférée par le pape François


Rome, 2 juin 2014 (Zenit.org)


Homélie du pape François

Très chers frères et fils, réfléchissons attentivement à quelle haute responsabilité ecclésiale est promu notre frère.

Notre Seigneur Jésus-Christ, envoyé par le Père libérer les hommes, envoya, quand il était dans le monde, les douze apôtres, afin que, remplis de la puissance de l'Esprit Saint, et les rassemblant sous l'unique Pasteur, ils annoncent l'Evangile à tous les peuples, qu’ils les sanctifient et les conduisent au salut.

Afin de perpétuer ce ministère apostolique de génération en génération, les Douze s'adjoignirent des collaborateurs en leur transmettant, par l'imposition des mains, le don de l'Esprit Saint reçu du Christ, qui confère la plénitude du sacrement de l'Ordre. Ainsi, par la succession ininterrompue des évêques dans la tradition vivante de l'Eglise, ce ministère originel a été conservé et l'œuvre du Sauveur continue et se développe jusqu'à nos jours.

Notre Seigneur lui-même, Jésus-Christ, le grand-prêtre éternel est présent au milieu de vous dans l'évêque entouré de ses prêtres. En fait, c'est le Christ qui, dans le ministère de l'évêque, continue à prêcher l'Evangile du salut et à sanctifier les croyants grâce aux Sacrements de la foi ; c'est le Christ qui, dans la paternité de l'évêque, ajoute de nouveaux membres à son corps qui est l'Eglise ; c'est le Christ qui, dans la sagesse et la prudence de l'évêque, guide le peuple de Dieu pendant son pèlerinage terrestre jusqu'au bonheur éternel.

Accueillez donc avec joie et gratitude notre frère que nous évêques, nous associons aujourd’hui au collège épiscopal, par l'imposition des mains. Rendez-lui l'honneur dû au ministre du Christ et au dispensateur des mystères de Dieu, auquel est confié le témoignage de l'Evangile et le ministère de l'Esprit pour la sanctification. Rappelez-vous les paroles de Jésus aux apôtres : « Qui vous écoute m'écoute, qui vous méprise me méprise ; et qui me méprise méprise celui qui m'a envoyé » (Lc 10,16).

Quant à toi, Fabrice, très cher frère, élu du Seigneur, pense que tu as été choisi parmi les hommes et que, pour les hommes, tu as été constitué pour ce qui concerne Dieu. Tu as été élu parmi le troupeau : que jamais la vanité, l'orgueil, la superbe ne te viennent. Tu as été constitué pour les hommes : que toujours ton comportement soit de service. Ainsi, comme Jésus. En fait l’épiscopat est le nom d'un service, et non d'un honneur, puisqu’il revient à l'évêque de servir plus que de dominer, selon le commandement du Maître : « Que le plus grand parmi vous se fasse le plus petit et qui gouverne devienne comme celui qui sert. » Je te recommande d'avoir en tête les paroles de Paul que nous avons entendues aujourd'hui : veille sur toi même et veille sur le peuple de Dieu. Veiller signifie être vigilant, être attentif, pour se défendre soi-même de tant de péchés et de tant d'attitudes mondaines, pour défendre le peuple de Dieu des loups dont Paul disait qu'ils allaient venir.

Annonce la Parole en toute occasion à temps et à contretemps ; admoneste, reprends, exhorte en toute magnanimité et doctrine. Et, par la prière et par l'offrande du Sacrifice pour ton peuple, puise à la plénitude de la sainteté du Christ la richesse multiforme de la grâce divine. Veiller sur le peuple signifie aussi prier, prier pour le peuple, comme Moïse le faisait : les mains levées, une prière d'intercession, une prière courageuse face à face avec le Seigneur, pour le peuple.

Dans l'Eglise qui t'est confiée sois le gardien et dispensateur fidèle des mystères du Christ. Placé par le Père à la tête de sa famille, suis toujours l'exemple du Bon Pasteur, qui connaît ses brebis, est connu d'elles et qui n'a pas hésité à donner sa vie pour elles.

Aime avec l'amour d’un père et d’un frère tous ceux que Dieu te confie : avant tout les prêtres et les diacres, tes collaborateurs dans le ministère, mais aussi les pauvres, les sans-défense et ceux qui ont besoin d'accueil et d'aide. Exhorte les fidèles à coopérer à l'engagement apostolique et écoute volontiers.

Sois très attentif à ceux qui n'appartiennent pas à l’unique bergerie du Christ, parce qu’eux aussi t'ont été confiés par le Seigneur. Et prie pour eux.

Rappelle-toi que dans l'Eglise catholique, rassemblée dans le lien de la charité, tu es uni au collège des évêques et que tu dois porter en toi la sollicitude de toutes les Eglises, en secourant généreusement celles qui ont le plus besoin d'aide. Je crois que cela te sera facile dans la charge qui t'est confiée au Secrétariat du synode des évêques.


Veille, veille avec amour sur tout le troupeau, au milieu duquel l'Esprit Saint te place pour gouverner l'Eglise de Dieu. Veille, ne t'endors pas, veille, sois de garde et que le Seigneur t'accompagne, t'accompagne dans cette vigilance qu’aujourd'hui je te confie au nom du Père, dont tu rends l'image présente, au nom de Jésus-Christ son Fils, par lequel tu es constitué enseignant, prêtre et pasteur, au nom de l'Esprit Saint, qui donne la vie à l'Eglise et soutient notre faiblesse par sa puissance.